Tout savoir pour faire un potager en permaculture

On entend de plus en plus parler de ce phénomène de potager en permaculture. Cette agriculture novatrice créée par le biologiste David Holmgren dans les années 70, suscite encore beaucoup d’interrogations. Mais qu’est-ce que la permaculture ? Comment réussir un potager en permaculture ?

Découvrez vite tous nos conseils et astuces en permaculture ! 

Qu’est ce que la permaculture ?

La permaculture, aussi appelée agriculture permanente, est un concept qui vise à créer un écosystème durable et respectueux de la biodiversité. Autrement dit, c’est la science et l’art d’utiliser les principes écologiques et les connaissances de la société traditionnelle pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels. 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la permaculture ne se limite pas au simple potager. Cette agriculture novatrice vise également à créer des lieux de vie agréables et sains tout en produisant de la nourriture, de l’énergie…

De plus, la permaculture vise à être une agriculture biologique dans une logique d’abondance et d’autosuffisance. L’objectif est de mettre en place des systèmes non polluants, régénératifs et non destructeurs de la planète tout en étant résilients. C’est-à-dire capable de s’adapter à tout type de changement, que cela soit climatique, économique…

« Copier la nature pour la renforcer ».

Comment faire un potager en permaculture ? 

Disons qu’il n’y a pas une méthode type de permaculture au potager, chacun va imaginer et construire la sienne comme il l’entend.

En revanche, une chose est sûre : ça demande du temps et du travail. En effet, même si votre jardin va être plus autonome qu’avant, il va vous demander une réflexion en amont pour qu’il soit fonctionnel et pratique.

Vous allez devoir tirer parti de chacun des éléments de votre écosystème en les interconnectant intelligemment : quel est mon type de terrain, quelles cultures vous souhaitez développer, quelle exposition… Il faut donc vous renseigner sur l’environnement global de votre jardin. 

Les bonnes pratiques au potager en permaculture

La qualité de votre sol est l’un des facteurs les plus important pour s’assurer de belles récoltes. Il existe de nombreuses bonnes pratiques qui viennent permettre de l’améliorer : engrais verts, compost, fumier, association de plantes… Découvrez toutes ces bonnes pratiques pour réussir un potager en permaculture.

Les engrais verts

Les engrais verts ont pour atout majeur de répondre au besoin du sol. En effet, ils assurent une source de nourriture nécessaire et facilement accessible aux microorganismes du sol. De plus, ils permettent au végétal une protection de la surface contre la pluie, le vent, et le soleil.

Les engrais verts sont idéal dans un potager en permaculture, puisqu’ils ont l’avantage de réduire la présence de mauvaises herbes et aérer le sol. Certains limites même les phénomènes de maladies et stimulent l’activité biologique de votre potager.  

L’intérêt du fumier

Le fumier est un amendement incontournable de l’agriculture qui sera évidemment un atout pour les potagers en permaculture.

Ce dernier va améliorer le sol, enrichir la terre et ainsi permettre le développement des plantes cultivées. C’est un support de culture riche qui rend la terre toujours plus perméable et donc facile à travailler. 

A vous les belles récoltes !

L’atout du compost

Le compostage est un essentiel en permaculture.

L’idée est de systématiquement recycler la matière que vous avez produite afin que les déchets des uns soient les ressources des autres. Il s’agit de rendre à la terre ce qu’elle vous a donné.

Notez cependant de ne pas mettre au compost les éléments touché par les maladies, tel que des feuilles de rosiers attaqué par le marsonia par exemple. Cela favoriserai la prolifération de la maladie !

L’enjeu des bonnes associations des plantes

Dans un potager en permaculture, faire des associations de plantes va être plus que judicieux ! En effet, certaines plantes lorsqu’elles sont associées ensemble sont bénéfiques l’une pour l’autre. Et oui, avoir un bon voisinage, ça compte !

De bonnes associations entre vos plantes permettent à votre potager de se protéger de certaines maladies (auto-soignant), de mieux occuper l’espace (racines complémentaires) et d’être productif (meilleure productivité). Les cultures profitent les unes des autres comme dans la nature.

Notez que certaines fleurs seront parfaites au potager puisqu’elles attireront les insectes pollinisateurs comme par exemple la bourrache.

Quelques conseils pour réussir son potager en permaculture

1 – Connaître sur le bout des doigts son terrain. Où le sol est-il le plus humide ? Quelles plantes y poussent ? Quels animaux y vivent ?…

2 – Choisir ensuite l’emplacement de son potager. Faire d’autant plus attention à l’ensoleillement et au vent. Nous vous conseillons vivement de faire votre potager dans une zone parfaitement inerte. De plus, il est préférable de faire un plan afin de savoir comment vous agencerez votre potager. Où sera votre butte ? Quelles tailles feront vos parcelles ? Prévoir du passage pour circuler correctement dans votre potager… 

3 – Faites vos buttes potagères. Étant l’un des procédés les plus utilisés en permaculture, la butte potagère consiste à entasser des branches et des troncs puis de les recouvrir avec du compost et des feuilles mortes. Les racines vont alors se développer et puiser les éléments dont elles ont besoin dans le bois en décomposition qui produit de l’engrais naturellement. 

L’astuce EASYBIO : Pour votre paillis, des déchets de tonte seront idéals car l’azote de l’herbe donnera de la vigueur aux légumes. Mais gardez un œil sur le paillis, des nuisibles peuvent vite faire leur apparition et perturber votre potager en permaculture ! 

4 – Choisir minutieusement ses plantes, ses légumes et ses fruits. Faites des expériences, mélangez vos plantes et observez ceux qui sont les plus à l’aise et productif, rien ne vous empêche de replanter… “Rome ne s’est pas faite en un jour” et c’est pareil pour votre potager. Il va s’améliorer petit à petit. N’hésitez pas à associer des légumes qui cohabitent bien ensemble par nature, comme par exemple l’oignon avec la tomate, pour favoriser leur développement.

5 – Préservez la biodiversité ! Votre sol doit être le plus vivant possible (garder une vie microbienne) et créer en permanence de la matière organique. Acceptez la pousse comme elle vient, le jardin est permaculture est sauvage et naturel !

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